
Synopsis
Cinq ouvriers chômeurs parisiens, Jean, Charles, Raymond, Jacques, et un étranger, Mario, menacé d'expulsion, gagnent le gros lot de la loterie nationale.
L'un d'eux, Jean, a l'idée de placer cet argent en commun, dans l'achat d'un vieux lavoir de banlieue en ruine, qu'ils transformeront en riante guinguette dont ils seront les co-propriétaires.

Ils s'attellent à la besogne avec confiance. Mais la solidarité du groupe est fragile... Le destin s'acharne sur eux. Bientôt, il ne reste plus de la joyeuse équipe que Charles et Jean qui sont amoureux de la même femme, Gina.

La fin, jugée trop pessimiste pour l'époque (celle du front populaire), fut refaite. Gina doit se retirer devant le mépris des deux hommes qui font passer l'amitié avant tout.

Fiche technique
À l'origine, le réalisateur Julien Duvivier tourna une fin pessimiste dans lequel Jeannot (Jean Gabin) tue Charlot (Charles Vanel). Cette fin fut jugée trop négative par les producteurs qui obtinrent de Duvivier qu'il tourne une fin optimiste.

C'est cette fin optimiste qui est exploitée au cinéma, qui n'a pas rencontré le succès public espéré. La version pessimiste est diffusée à la télévision française le 4 juin 2006 sur France 3 et projetée à Paris sur la butte Montmartre le 1er août 2012.
À ce jour, il n'existe pas d'édition de ce film en DVD.
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de RADIONOMY le fond musical sera supprimé
C'est le dernier des "grands" Gabin des années d'avant guerre à attendre sa réédition pour cause de querelle entre éditeur potentiel et les héritiers de Julien Duvivier et de Charles Spaak, à propos de quelle fin doit être utilisée. Duvivier voulait la fin pessimiste, l'éditeur pressenti (René Château) privilégie la fin optimiste, celle exploitée en salle.

Depuis 2000, Christian Duvivier, fils de Julien Duvivier, ainsi que Janine Spaak, épouse de Charles Spaak, le scénariste du film, reprochaient aux Éditions René Chateau d'exploiter sans autorisation le long métrage.
En 2006, René Chateau avait déjà été interdit d'exploiter le film et avait été condamné à verser 20 000 € aux ayants droit de Duvivier. Une décision de justice a condamné en 2011 les éditions René Chateau pour avoir exploité la fin optimiste, interdisant la société d'exploiter le film. Dans un arrêt rendu le 23 février 2011, la cour d'appel de Paris a confirmé la contrefaçon, évalué à 60 000 € le préjudice patrimonial, y ajoutant 35 000 € de frais de justice.
Roger Legris, qui aura collaboré, devra quitter la France à la Libération,

tandis que Aimos sera tué sur les barricades à la libération de Paris.
Sans oublier Gabin, qui s'engagera à la 2e DB après la libération de Paris.

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